— Tu aurais dû me le dire bien avant ! J'aurais pu, je ne sais pas, faire quelque chose !
— Tu n'aurais rien pu faire Evita. Eux-même n'ont rien pû faire. Tout était déjà joué lorsqu'ils me l'ont dit.
— J'aurais pu être là au moins…
— Non tu n'aurais pas pû. Tu devais aller en cours, voir tes amis, profiter de la vie… pas tenir compagnie à un vieux croulant comme moi.
— Ne dis pas ça ! Ils auraient compris, tout le monde aurait compris ! Oh,et puis peu importe papi, nous ne pouvons défaire ce qui est fait mais nous pouvons profiter de l'instant ! Reste avec moi !
— J'aurais adoré ma chérie, j'aurais adoré, mais je dois partir…
— Alors c'est définitif ? Tu es sûr que tu ne veux pas rester, juste une seconde de plus ?
— Evita à mon âge, les secondes sont si longues… Et chacune d'elle est si douloureuse lorsque je te vois ainsi… Non je ne peux pas rester. Il faut que je parte, mais j'emporterais un petit morceau de toi jusqu'au bout de ce monde - où d'un autre.
— Non…
Mais l'autre ne répondit plus. L'autre ne répondrait jamais plus. Le matin même, elle avait appris que son grand-père était atteint d'un cancer en phase terminale, et désormais elle ne lui parlerais plus.
Plus jamais.
Bravo pour ce texte!
Si tu savais combien de fois j’ai espéré pouvoir parlé une dernière fois a quelqu’un quand j’ai appris son décès….
Je pense que ça aurait peut être un peu plus long mais bravo c’est touchant et fort