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Elyne-Rowe
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C’était enfin les vacances, et pourtant l’air dans la chambre de Lila semblait peser plus lourd que la chaleur de l’été. Le calendrier sur le mur ne montrait plus que quelques jours avant le départ, et chaque tic-tac de l’horloge ressemblait [à un compte à rebours sournois] : “Prépare tes affaires, maintenant ou [au plus vite]”. Elle observait son sac à dos [comme un coffre ancien ouvert sur le futur], [ou au moins la juger silencieusement], comme si ses poches vides et son tissu étiré murmuraient : fais-moi confiance, mais soigne-toi.

Elle inspira profondément et commença à sortir les vêtements de sa commode, en les empilant sur son lit [ou de la magie, car chaque pli semblait parler]. Des chemises, des t-shirts, des pantalons, des shorts. Elle savait qu’elle devait équilibrer les tenues selon les jours, les occasions, la météo, et aussi selon les humeurs qu’elle souhaitait projeter. Elle commença par plier ses t-shirts avec minutie, alignant les manches comme des ailes de papillon. Le bleu ciel pour les journées calmes, le rouge pétant pour les journées où elle voulait se sentir vivante, le gris discret pour les moments de réflexion solitaire. Chaque couleur racontait quelque chose, chaque pli était un pacte silencieux avec elle-même. [Non, ce n’était juste de la préparation].

Elle attrapa un pantalon en jean, hésita, puis le reposa. “Non, je prendrai celui-là plutôt,” murmura-t-elle. Ses mains tremblaient légèrement, comme si le choix des vêtements avait un poids disproportionné sur son avenir proche. Elle ajouta alors un short en lin, léger, presque transparent à la lumière du soleil qui filtrait par la fenêtre, et se dit qu’il serait parfait pour les promenades [ou n’importe quel chemin inconnu]. Les chaussettes et sous-vêtements furent rangés dans un petit compartiment du sac, soigneusement pliés pour que rien ne se mélange, pour que tout reste à sa place. Elle ne pouvait pas tolérer le chaos, pas maintenant.

Puis vinrent les accessoires : un chapeau de paille pour se protéger du soleil, une paire de lunettes de soleil, un carnet de notes qu’elle avait décoré elle-même, ses stylos préférés. Elle les posa sur le lit et les regarda comme si c’étaient des trésors qu’elle ne devait jamais perdre. Elle pensa au carnet, à ce qu’elle allait y écrire : ses pensées, ses rencontres, ses impressions, peut-être même ses regrets [oui, vraiment aucun]. Elle ajouta également une écharpe légère, qui pourrait servir autant de couverture improvisée que d’accessoire de mode, et une paire de sandales confortables. Chaque objet avait sa place, chaque objet avait une raison.

En cherchant ses chaussures de sport, elle trébucha presque sur un sac qu’elle avait oublié, rempli de souvenirs de vacances précédentes. Elle s’arrêta un instant pour observer les petits trésors qu’il contenait : un coquillage ramassé sur une plage lointaine, un ticket de musée, une photo froissée de son meilleur ami. Elle pensa à le prendre, puis secoua la tête. Non. Tout ce qui était ajouté ne pouvait pas être retiré, et ce sac n’avait pas sa place dans ces vacances-ci. Elle devait se concentrer sur le présent, sur ce qui allait être. [mais nécessaire].

Le moment des articles de toilette fut une bataille silencieuse entre nécessité et minimalisme. Elle plaça sa brosse à dents, le dentifrice, le shampooing, le savon, le déodorant. Puis elle ajouta une petite trousse avec quelques médicaments, des pansements, et même une petite fiole d’huile essentielle pour les moments de stress ou de migraine. Tout était calibré pour être léger, pratique, mais suffisant. Pas de place pour l’inutile, pas de place pour les hésitations. Chaque élément devait être choisi avec soin, accepté, et porté sans regret.

Elle se leva pour prendre son téléphone et son chargeur, [oui, hésita longuement]. Devait-elle emporter son appareil photo également ? Les souvenirs qu’elle capturerait pourraient se révéler précieux, ou simplement l’encombrer. Elle le prit finalement. Oui, elle voulait immortaliser les paysages, les visages, les moments simples. Elle glissa aussi ses écouteurs, parce que la musique pouvait parfois faire office de refuge, ou de rappel de ce qu’elle avait laissé derrière elle. Elle ajouta un petit livre, léger, pour les moments où elle ne voudrait rien faire d’autre que regarder l’horizon et lire quelques pages.

Alors qu’elle s’apprêtait à fermer son sac, une sensation étrange la prit : l’impression que quelque chose manquait. Elle passa ses mains sur le lit, vérifiant chaque objet, chaque vêtement, chaque accessoire. Et c’est là qu’elle se souvint de l’écharpe tricotée par sa grand-mère. Elle hésita une seconde, puis l’ajouta au sac. Elle sentit qu’elle allait [être triste] si elle ne la prenait pas. Mais non, aucun regret n’était permis. Le sac était maintenant prêt, lourd juste ce qu’il fallait, chaque élément à sa place, chaque choix assumé.

Elle prit un moment pour s’asseoir et regarder son œuvre. Le sac semblait la regarder en retour, comme un compagnon silencieux. Elle se dit que ces vacances seraient différentes, que ce qu’elle emporterait avec elle définirait l’expérience à venir. Elle prit une grande inspiration et commença à l’étiqueter, attachant une petite étiquette avec son nom et l’adresse de destination. Tout était en ordre. [Tout était exactement où il devait être].

Puis, comme si le sac avait encore besoin d’une touche finale, elle ajouta un foulard coloré, qui ne servait à rien de particulier mais qui lui plaisait. Elle sentit un sourire monter sur ses lèvres. C’était exactement ce qu’elle voulait : un mélange de pratique et de spontanéité, de réflexion et de légèreté. Elle ne pouvait pas effacer ses choix, et elle n’en voulait pas. Chaque décision faisait partie d’un tout. Chaque décision racontait une histoire.

Lila se leva pour prendre sa veste et la posa sur le sac. Oui, il y aurait des moments frais, peut-être des soirées où le vent se glisserait entre ses cheveux. La veste était douce, confortable, et surtout, elle était à elle. Elle glissa également une petite bouteille d’eau, un paquet de snacks pour le voyage, et un étui contenant ses cartes d’identité et documents importants. Tout devait être accessible, mais tout devait rester intact.

Elle jeta un dernier regard au lit, où quelques objets restaient encore éparpillés. Une montre, un bijou discret, une petite trousse avec ses crayons de maquillage. Elle les ajouta tous au sac. Tout était maintenant dedans. Tout ce qui devait être là y était. Rien de plus, rien de moins. Et [étonnamment], le sac semblait encore léger, presque prêt à s’envoler.

Avant de fermer complètement la fermeture éclair, Lila se rappela de son petit carnet de souvenirs. Elle y avait noté quelques phrases, des adresses, des noms de personnes rencontrées, et même un mot d’amour qu’elle ne pourrait jamais envoyer. Elle le glissa dans la poche intérieure. Oui, c’était le dernier ajout. Le sac pouvait maintenant se fermer. Elle tira doucement sur la fermeture, écoutant le petit clic qui scellait chaque décision, chaque choix, chaque instant.

Lila recula de quelques pas et observa le sac. Elle sentit un mélange de fierté et de soulagement. Tout ce qu’elle avait mis dedans représentait exactement ce qu’elle voulait être pendant ces vacances : organisée, prête, et ouverte à l’inattendu. Il n’y avait pas de place pour le doute, pas de place pour le regret. Chaque objet était choisi, chaque pli était calculé, chaque espace était utilisé avec précision. Et pourtant, le sac semblait presque respirer, prêt à l’accompagner dans ses aventures.

Enfin, elle s’assit sur le bord du lit, prit une grande inspiration et murmura pour elle-même : “Tout est là. Tout est fait. Et je suis prête.” Le sac était désormais plus qu’un simple contenant : c’était le reflet de sa préparation, de ses intentions, de son désir de vivre pleinement. Elle savait qu’une fois dehors, chaque pas qu’elle ferait serait accompagné de ce choix conscient, de cette acceptation totale de ce qu’elle avait décidé de prendre avec elle.

Alors elle se leva, attrapa le sac, et sentit son poids exact, ni trop lourd, ni trop léger. Chaque mouvement qu’elle faisait avec lui lui rappelait que les vacances étaient maintenant une promesse, un contrat silencieux avec elle-même. Aucun regret n’était permis, aucun retour en arrière. Tout ce qui avait été choisi était définitif, et cela lui donnait un sentiment de puissance douce et tranquille.

Elle quitta la chambre en fermant doucement la porte derrière elle, laissant le calme de la pièce derrière, et emportant avec elle le poids rassurant du sac. Chaque pas qu’elle faisait la rapprochait de l’inconnu, de la liberté, et de la certitude que tout était exactement comme il devait être. Et à cet instant, elle sut, sans l’ombre d’un doute, qu’elle n’avait rien oublié, et qu’elle ne voulait rien changer.

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1 Comment

Bonjour, merci pour ta participation et d'avoir jouer le jeu ^^
Lilia semble être une personne très organisée et pas prompte au débordement dans ce départ de dernière minute.
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