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AludraPrince
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Il était en retard pour faire ses sascs sacs, il ne le savait que trop bien. habituellement, il commençait par faire une liste des choses à prendre, une longue liste qu’il vérifiait de fond en comble, de multiples fois, puis enfin il commençait à préparer. Le tout des jours, des semaines à l’avance. Mais là il ne restait que deux jours, ce n’est pas assez.

Allan soupira en regardant autour de lui, puis ouvrit l'armoire pour ne tomber que sur un amat de vêtements. Autant au sol que pendu, quand ce n’était pas des piles instables sur les étagères. Où était déjà cette foutue valise ? La dernière fois il l’avait pourtant mise dans l’armoire, il en était certain.

Sortant du meuble dans l’angle, le fermant derrière lui, il se gratta l’arrière de la tête avant de la voir poser sur le lit de façon innocente.

— Gab ? C’est toi qui a mit la valise sur le lit ? demande-t-il à l’homme qui passe dans le couloir en traînant des pieds.
— Hm ? oh oui elle genait, parce que t’es pas foutu de la ranger comme il faut
— je vois… Merci.

L’homme rejeta le remerciement d’un revers de la main et continua son chemin sans un regard. Allan déglutit en sentant son coeur se sérrer. Il partait peut-être en vacances, mais qui sait ce que deviendra leur histoire à son retour.

Il passa une main sur le visage et ouvrit la lourde valise pourpre. Il devait emmener assez pour cinq jours. Il commença par les sous-vêtements, il étaient les morceaux idéals à glisser dans le fond, près des armatures pour les roulettes.

Six caleçons, certains dont ils ne sont plus très certain à qui ils appartiennent. Il jeta un regard sur les caleçons, puis dans le tiroir ouvert avant de prendre ceux, dont il est certain, sont à lui. Il ne voulait pas penser à ce que lui dirait l’autre homme s’il emmenait par mégarde une de ses affaires. Il ne voulait pas non plus penser à lui une fois là-bas.

Quatre paires de chaussettes. Il est sûr que certaines sont dépareillées. Ses amis lui avaient dit au départ que leur couple n’était pas fait pour duré. Il avait pourtant bataillé des jours et nuits entières pour leur prouver le contraire. Mais ils étaient pas pareil, trop différent, trop semblable aussi, comme deux chaussettes noir mais dont les longueurs et les motifs, discrets, font qu’elles ne sont pas les même.

Il aimait le calme, les voyages sans prise de tête, les moment sans personne autour de lui pour lui parler de chose sans intérêt. Gabriel était un sportif, un fêtard dans l’âme. Il avait tout ce charme qui faisait tomber tout le monde. il detestait ça, et combien de fois ils s’étaient disputé pour leurs différences ? Beaucoup trop.

Si seulement c’était si simple. Simple comme ses t-shirts, trois t-shirt de couleur unis, preque trop grand pour lui. Il était certain su t que tous avaient été réparés plus d’une fois au cours de l’année. Recousu comme possible, comme sa relation avec Gab.

Allan soupira et secoua la tête. Il posa une chemise par-dessus, sa favorite, un peu comme comme pour cacher de honte l’état de ses affaires. Comme il montrait à tous, tentant de les rassurer , ou peut-être pour se rassurer lui-même. Sûrement pour se voiler la face sur ce qui était immuablement un échec dès le dépary départ.

Il déposa à côté quelques pantalons, il n’y en avait jamais assez. Et puis vraiment, cela coutait cher. il lui coûte cher. Ses passions, ses envies, ses achats impulsifs, tout ce qu’il fait sans même lui en parler en avance. Il s’en foutait bien de quel équipe il aimait, des jeux qu’ils jouaient jusque tôt le matin. ce n’était pas une raison pour dépenser autant pour des maillots ou une mise à jour d’un jeu qui n’apportait rien de plus que trois personnages qu’il ne joue même pas. Surtout quand il met tous ses goodies dans des cartons et qu’il revend tous les cadeaux qu’il lui avait fait. Tous, sans exception.

peut-être qu’il devait faire de même.

Il jeta un regard sur cette valise trop grande, ses affaires ne prennant qu’un coin misérable. Comme dans l’appartement. Il avait son bureau à lui, cet endroit où Gabriel ne venait jamais pour lui rendre visite. Mais avait-il le malheur de laisser quelque chose de travers ailleurs qu’il se le faisait dire. Cet endroit, cet appartement qui n’était plus le sien depuis qu’il avait emménager à deux. Il… C’ était devenu celui de cet autre homme.

Jetant un regard autour de lui, puis de nouveau sur cette valise presque vide, il prit une décision. Il tria la moindre affaire, prenant tout juste ce qu’il était certain quil que cela lui appartenait. Peut-être que ce départ était plus qu’un départ en vacances. Il partirait plus que ces quelques jours s’il s'avérait que l’autre homme ne voulait dédéfinitiveùentr définitivement plus de lui, mais seulement de ce logement, de son argent, de ce confort.

Il ferma avec force les tiroirs des meubles et les portes du placard avant de se diriger dans la salle de bain.

Il devait emporter l’essentiel, ce n’était pas bien grave s’il manquait d’un déodorant ou d’un gel douche. Mais il était impossible qu’il parte sans prendre ses objets important tel que ce canard en plastique idiot que son ami Léo lui avait offert, ou même ce parfum qui coutait assez cher dont il tennait avec soin. Puis il fallait aussi prendre des pansements, des médicaments au cas où, les objets de valeur comme les bijoux. Il déposa vaguement tout ça dans la grande trousse de toilette qui avait longuement vécu et dont la fermeture éclair menaçait de lâcher à chaque instant.

Quand il passa de nouveau dans la pièce, il vit gabriel lui jeter un simple regard, presque inintéressé, comme on regarde une mouche passée parce qu’elle vol trop près. Même pas il l’aidait… même pas il venait avec lui.

Il fourra la trousse dans la valise avec dédain, valise qui commençait doucement à s’alourdir et s’emplir plus qu’il ne le fallait.

Son regard fut attiré vers ses anciens cours, ceux qu’ils avaient dut abandonnés il y a peu à cause de tout ce qu’il se passait. Sous la pression même de Gabriel qui l’avait encouragé à arrêter pratiquement entièrement ses études pour le pousser vaguement, sans vraiment se caché de ses intentions, qu’il aille travailler et ramène de l’argent pendant que monsieur passait sa vie à ne rien faire.

Pas le temps, qu’il lui disait. Pas le courage, qu’il lui répétait. pas intéressant, jamais assez pour ce pourri gaté de gamin qu’il est.

Comment ne l’avait-il pas vu ?

Il l’avait vu, il avait seulement été aveuglé par ses sentiments et la peur de l’échec que reflèterait son couple s’il ne tennait pas.

Il déposa quelques autres affaires importantes, quelques photos de sa famille ou de ses amis. Jamais celles avec Gabriel. Non, il devait prendre du recul et ce voyage était l'occasion rêvée pour cela.

Il attacha le tout comme possible avec les sangles et ferma la valise avant de la faire lourgement lourdement glisser du lit puis rouler dans un agnel angle de la pièce.

Le lendemain matin, après avoir dormi une nouvelle fois seul dans ce lit trop grand, il prit soin de faire le sac à dos de voyage qu’il prenait partout avec lui. Il enfourna sa liseuse, ses trois livres papier préférés, une gourde d’eau, les chargeurs de portable et de la liseuse. Il vérifia aussi ses papiers d’identité et qu’il ait toutes ses cartes ainsi que son argent liquide. Il prit soin de prendre tout ce qu’il avazit avait caché dans sa pièce principale ainsi que plusieurs autres affaires importantes.

Il enfourna en plus ses lunettes de soleil et son casque audio avec la ferme intention de s’en servir pendant tout le voyage.

Portable en main, il vérifia la date et l’heure de ses billets avant de tomber sur Gabriel qui était avachis dans le canapé en train de dormir.

Il était si beau là, allongé et endormit. Il l’aimait tellement. Mais cela lui faisait mal, c’était malsain. Il devait partir.

Il avait encore quelques heures, mais il ne pouvait pas rester ici. Alors il se prépara, lentement, avec l’espoir morbide que son petit ami… son collocataire (?) soit réveillé quand il partirait.

Il fait un dernier tri, une dernière vérification de dernière minute pour être certain de n’avoir rein ouvlié rien oublié.

Claquant une porte de meuble un peu trop fortement dans le salon, il réveilla Gabriel qui lui jeta un regard courroucé.

— Cquoi ce raffut ? fit-il en grognant.
— Je finis mes affaires avant de partir, tu le sais. La porte m’a échappé, dsolé.
— Ah.. okay. Oublie pas de fermer la porte à clé en partant.

Il lui tourna le dos, sans une parole de plus. Il serra des dents, se retenant de lui hurler dessus et se releva vivement pour mettre le restant des affaires dans son sac à dos et, faisant rouler avec rage la valise sur le sol, il partit en prenant bien soin de claquer la porte et la fermer a clé de façon agressive.

Il partit sans regarder en arrière, il était définitivement en vacance. Son simili couple pouvait attendre, son ami Léo l’attendait à la gare.


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